Mécanique de l’Etat Islamique: pour mieux comprendre

« L’attaque par procuration contre la république arabe syrienne s’est mise en place suite au refus en 2009 de son président Bashar Al-Assad envers l’émir du Qatar, de laisser passer un gazoduc à travers la Syrie, gazoduc qui relierait le Qatar à l’Europe pour la livraison de gaz naturel.

La Syrie étant un allié indéfectible de la Russie depuis l’ère du père de Bashar, Hafez al-Assad, qui était l’allié de longue date de l’URSS, il est facile de concevoir que la Syrie n’a pas voulu favoriser le Qatar au détriment de son allié russe, qui fournit des millions de m3 de gaz à l’UE chaque année. Le gaz naturel semble être la nouvelle commodité spéculative de l’oligarchie capitaliste monopoliste et tout est fait pour que le gaz prenne une place prépondérante dans la course à l’énergie meurtrière et polluante planétaire.

Les trois plus gros producteurs, exportateurs de gaz naturel au monde sont la Russie, l’Iran et le Qatar. Nous avons présenté les acteurs majeurs de cette industrie grandissante dans un article précédent. Ils sont rappelons-le: GazProm pour la Russie, la National Iranian Oil Company (NIOC) et ses succursales pour l’Iran et Exxon-Mobil pour le Qatar. A ce sujet, le roitelet qatari ne s’avère être qu’une marionnette dont la famille a vendu le pays à Exxon-Mobil quasiment dès “l’indépendance” achevée en 1971. Exxon-Mobil possède de vastes parts dans les compagnies gazières ‘nationales’ du Qatar. Exxon-Mobil, rappelons le également, n’est autre que la Standard Oil, création de la famille Rockefeller qui fit peau neuve après la seconde guerre mondiale, pour la raison que la Standard Oil fut une grande coopératrice du régime de l’Allemagne nazie (tout comme bien des entreprises et banques anglo-américaines ainsi que la synarchie française du reste…) et du régime soviétique. Exxon-Mobil, les intérêts Rockefeller, se sont payés un petit pays au richissime potentiel gazier qu’ils exploitent depuis lors, reversant des royalties aux émirs marionnettes pour qu’ils flambent (sans jeu de mot) et appliquent des politiques au service de leur maître payeur Exxon-Mobil, comme par exemple le financement de campagnes électorales en France et ailleurs, l’achat de patrimoines nationaux, en France et ailleurs, les investissements massifs en bourse dopant les marchés spéculatifs se rendant ainsi “indispensables” comme sur celui du CAC40 entr’autres… et tout dernièrement, en finançant une armée mercenaire en partenariat avec l’Arabie Saoudite cousine, pour faire tomber les régimes réfractaires à la domination impérialiste qu’ils représentent avec Israël au Moyen-Orient, comme la Libye et la Syrie, puis à terme l’Iran. Ainsi naquît l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), ex-Al Qaïda en Irak (AQI), qui depuis s’est métamorphosé avec l’aide militaire et bureaucratique de l’empire en “État Islamique” ou Daesh.

Résumons-nous: la guerre par procuration en Syrie commence en 2011 suite au refus du gazoduc qatari d’Assad en 2009. A partir de là “Assad doit partir!” sera le slogan propagandiste.

Le Qatar, aux ordres d’Exxon-Mobil se venge en finançant, avec l’Arabie Saoudite (Aramco a pour associé Exxon-Mobil entre autre) une légion mercenaire “djhadiste” venant alimenter les rangs d’AQI, créant AQ en Syrie (Front Al-Nosra), à terme AQI et une partie des mercenaires d’Al Nosra (AQS), payés plus cher grâce à la manne du pétrole volé transitant par la Turquie, joignent leurs forces et deviennent l’EIIL en Irak, traversent la frontière et débordent en Syrie puis deviennent l’EI ou Daesh, sous le commandement d’un irakien recruté par la CIA dans un camp en Irak et envoyé se former en Israël avec des fonds saudo-qatari: Ibrahim Al-Baghdadi.

Daesh est financé depuis le départ par le Qatar (comme nous l’avons vu aux ordres d’Exxon-Mobil) et l’Arabie Saoudite (Aramco aux ordres de la même clique), la logistique étant l’affaire des Etats-Unis, de la GB, de la France, d’Israël, de la Turquie et de la Jordanie.

Sur le plan financier Aramco est contrôlé par le merger des deux plus grosses banques américaines (2000): JP Morgan (JP Morgan Guaranty Trust) et la Chase Manhattan Bank des Rockefeller.

Aramco est sous contrôle Rockefeller-Rothschild. Les pétrodollars saoudiens ont toujours été recyclés au travers de la banque JP Morgan, tandis que la Chase Mahattan Bank des Rockefeller recyclait les pétrodollars du Shah d’Iran avant la révolution de 1979.

Qui finance Daesh donc ?
Le Qatar et l’Arabie Saoudite. C’est à dire Exxon-Mobil et Aramco, c’est à dire Rockefeller-Rothschild. L’État Islamique “Daesh” est la légion mercenaire islamiste des Rockefeller-Rothschild, gérée par leurs caniches roitelets du Golfe et leurs larbins occidentaux sionistes, qui sert à semer le chaos et la mort dont les oligarques tirent profit et pouvoir.

Qu’en est-il du financement de daesh par le pétrole volé en Irak et en syrie via la “filière Erdogan” ?
Il est réel, mais moindre, ne peut en aucun cas financer l’ensemble de cette immense opération. Le trafic organisé par la mafia Erdogan existe, de fait il a sûrement été commencé à des fins de couverture tout en permettant à ces larbins corrompus de faire quelque argent. Il sert à donner un os à ronger aux médias et à détourner l’attention du toujours véritable financement saoudo-qatari et de préserver l’écran de fumée qui s’était levé… Aujourd’hui, tout le monde parle de la Turquie, quasiment plus personne ne parle du Qatar et de l’Arabie finançant Daesh.

Qu’en est-il de la France , de la Russie?   (…)

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